Menton carré, fossette célèbre, regard qui semble toujours prêt au combat : Kirk Douglas a incarné pendant des décennies une certaine idée du héros hollywoodien. Mais réduire sa carrière à des rôles de gros bras serait passer à côté de l’essentiel. Derrière l’esclave révolté de Spartacus, il y a un acteur qui a choisi des personnages sombres, ambigus, souvent antipathiques, et un producteur qui a donné leur chance à des cinéastes comme Stanley Kubrick.
Né Issur Danielovitch en 1916 à Amsterdam, dans l’État de New York, Kirk Douglas est le fils d’un ferrailleur, Herschel, immigré juif venu de l’Empire russe, précise Turner Classic Movies. Il racontera cette enfance dans son autobiographie, Le Fils du chiffonnier, publiée à la fin des années 1980.
Grâce à une bourse, il entre ensuite à l’American Academy of Dramatic Arts de New York. Parmi ses camarades figurent Lauren Bacall et Diana Dill, qui deviendra sa première épouse et la mère de Michael et Joel. Son premier rôle au cinéma arrive en 1946, face à Barbara Stanwyck.
Les films de Kirk Douglas à connaître
Sa filmographie est immense. Voici quelques titres qui permettent d’en mesurer l’étendue, d’après les notices de l’Encyclopædia Britannica et de Turner Classic Movies :
Le Champion (1949) : le rôle du boxeur arriviste qui le révèle et lui vaut sa première nomination à l’Oscar.
Le Gouffre aux chimères (1951) : sous la direction de Billy Wilder, il incarne un journaliste prêt à tout pour un scoop, l’un de ses rôles les plus noirs.
Les Ensorcelés (1952) : un producteur de cinéma manipulateur, deuxième nomination à l’Oscar.
20 000 lieues sous les mers (1954) : l’aventure Disney, pendant le tournage de laquelle il rencontre Anne Buydens.
La Vie passionnée de Vincent van Gogh (1956) : réalisé par Vincente Minnelli, le film lui vaut un Golden Globe et une troisième nomination à l’Oscar.
Les Sentiers de la gloire (1957) : le film antimilitariste de Stanley Kubrick, qu’il produit avec sa société Bryna.
Règlements de comptes à OK Corral (1957) : le western culte où il donne la réplique à Burt Lancaster.
Le Dernier Train de Gun Hill (1959) : un autre western, qu’il interprète et produit.
Spartacus (1960) : la grande fresque de Kubrick, qui reste son rôle le plus célèbre.
Dans les années 1970, il passe aussi derrière la caméra avec Scalawag (1973) puis La Brigade du Texas (1975), deux films qu’il réalise, produit et interprète.
Trois nominations, un Oscar d’honneur
Malgré trois nominations à l’Oscar du meilleur acteur, Kirk Douglas n’a jamais remporté la statuette en compétition. L’Académie lui a remis un Oscar d’honneur en 1996, saluant, selon le Los Angeles Times, ses « 50 ans en tant que force créatrice et morale au sein de la communauté du cinéma ». La même année, un grave AVC altère sa parole, sans l’empêcher de revenir à l’écran quelques années plus tard.
Une famille au cœur d’Hollywood
Kirk Douglas a eu quatre fils. Michael, né en 1944, et Joel, né en 1947, sont issus de son premier mariage avec Diana Dill. Avec Anne Buydens, épousée en 1954 à Las Vegas, il a eu Peter, né en 1955, puis Eric. Le plus jeune, Eric, acteur et humoriste, est mort d’une overdose en 2003, un drame que rappelle Turner Classic Movies.
Le couple formé avec Anne Buydens a duré 66 ans, jusqu’à la mort de l’acteur. Ensemble, ils ont créé une fondation qui a soutenu l’éducation, la santé et les arts, notamment un centre de recherche sur les AVC à UCLA, d’après sa biographie officielle. Anne Douglas s’est éteinte en avril 2021, à 102 ans, selon People.
Pourquoi Michael est devenu le visage le plus familier
Pour une grande partie du public né après les années 1970, le nom Douglas évoque d’abord Michael. La raison est simple : ses grands succès, de Liaison fatale à Basic Instinct, appartiennent à une époque plus proche, et il a obtenu ce qui a toujours échappé à son père en compétition : deux Oscars, comme producteur de Vol au-dessus d’un nid de coucou puis comme meilleur acteur pour Wall Street.
Cela ne fait pas de lui un acteur « plus grand » que Kirk. Les deux carrières se répondent plutôt : le père a incarné l’âge d’or des studios et les héros tourmentés, le fils le cinéma plus trouble des années 1980 et 1990. Et pour qui veut découvrir Kirk Douglas aujourd’hui, Les Sentiers de la gloire et Le Gouffre aux chimères restent sans doute les meilleures portes d’entrée.
Je suis Pauline Roussel, journaliste culinaire et consultante en arts de la table depuis plus de quinze ans. Diplomee en management de l’hotellerie-restauration a l’Institut Paul Bocuse et ancienne critique gastronomique pour un guide regional Gault&Millau, j’ai explore cuisines de terroir et tables etoilees. Mon travail m’a menee des bistrots parisiens aux auberges familiales italiennes, avec une attention particuliere pour le lien entre gastronomie, voyage et art de recevoir a la maison. Je partage ici mes experiences concretes, mes methodes d’organisation et mes adresses preferees pour aider chacun a cuisiner mieux et accueillir avec confiance.
Quels sont les films les plus célèbres de Kirk Douglas ?
Parmi ses films les plus connus figurent Spartacus (1960), Les Sentiers de la gloire (1957), Le Gouffre aux chimères (1951), Règlements de comptes à OK Corral (1957) et La Vie passionnée de Vincent van Gogh (1956).
Combien de films Kirk Douglas a-t-il tournés ?
Selon sa biographie officielle, il a tourné plus de 90 films sur une carrière de six décennies, de 1946 jusqu’aux années 2000.
Combien d’enfants avait Kirk Douglas ?
Il a eu quatre fils : Michael et Joel avec Diana Dill, puis Peter et Eric avec Anne Buydens. Eric est mort en 2003.
Kirk Douglas a-t-il réalisé des films ?
Oui, deux : Scalawag en 1973 et La Brigade du Texas en 1975, qu’il a aussi produits et interprétés.
Pourquoi Michael Douglas est-il plus connu que son père auprès du grand public ?
Ses grands succès datent des années 1980 et 1990, une époque plus proche du public actuel, et il a remporté deux Oscars, alors que son père n’en a jamais gagné en compétition.